CHAPITRE « AVEU »

Le corps détendu et les yeux rivé sur le mur , je ne cessais de songer à cet être idolâtrant qui avait empli mes plus intimes pensées de cette nuit.
Un être surnaturel aux yeux topazes, reflétant avec stupeur une nature des plus extraordinaire, avait - en effet - appartenu un instant à mes plus profonds désirs - que je m'efforçais de repousser la journée durant.
Cette nuit, cependant, fut le moment pour moi de me confirmer ce pour quoi j'avais - en réalité - tant eu besoin du soutien de cette famille et non d'une autre. Ce n'était pas tant pour leur statut d'êtres mythiques, ni pour risquer de mettre à nu ma véritable nature, mais pour la simple et bonne raison que j'avais besoin de prouver mon importance au yeux de cet homme...
L'envie de plaire à cet individu hors du commun...
Le désir d'approcher cet être hors d'atteinte...
La frénésie de l'acquérir...
La jouissance de l'aimer...


Je me frappai la tête d'un geste furtif mais assez colossale pour me faire grimacer. Mes pensées reflétaient-elles une nouvelle facette de ma personnalité ? Qui plus est m'était totalement inconnue jusqu'à ce moment-ci ?
Pouvais-je me permettre de détourner ma vraie personnalité pour devenir fleur bleue ?

Je ne l'aurais jamais penser avant de le rencontrer...
« L'Amour ne se commande pas » se révélait-il donc vrai ?
Mais surtout, pouvais-je consentir à tomber amoureuse d'un Vampire ? Créature ayant animé mes plus profonds cauchemars, et m'ayant arraché à ma vie d'avant ?

Le doute ne se faisait plus si oppressant et présent désormais... au contraire, plus absent et moins imposant.
Je me giflai intérieurement. Etais-je une honte envers ma famille ? N'avais-je pas été baptisée sous le signe de la méprisante ainsi que de la destruction envers tout ces monstres sanglants ? N'avais-je pas été élevée par le seul mot d'ordre de ne jamais faire aller avec ceux de l'autre monde ?
Or, ce que je faisais à l'instant même était le juste contraire de la conduite m'ayant était dictée depuis ma renaissance.

Mais, je ne pouvais renier cette si étrange tentation d'enfreindre pour la toute première fois une règle. Tout cela représentait un jeu si excitant !
D'une manière générale, chaque élément ne se trouvant pas à notre portée représente en somme un étrange sentiment d'attraction et d'envie. Nous avons constamment cette convoitise de frôler ou bien même de franchir les limites nous étant imposées.
Ce fut ce drôle de sentiments qui m'enivra soudainement, sans que je n'eus véritablement eu l'occasion de le contrôler ni même de le refreiner.
Ce qui - je me devais de me l'avouer - ne me dérangeait guerre. Bien au contraire.

Je ne sus me lasser de relire la lettre qu'il m'eu fraichement déposé au coin de l'oreiller, pendant que je dormais. Probablement une tendre attention pour que je ne me sente pas seule à mon réveil.

« Je suis partis chasser.

Ce rapprochement ne m'est pas aisé. Cette tentation ne semble pas vouloir s'apaiser malgré ma motivation ainsi que ma détermination.
Je ne peux prendre de risques inconsidérés.

Si l'un de tes besoins persistent, n'hésite pas à demander la faveur d'un des autres membres de notre famille.

Je pense être de retour avant ton réveil, mais si cela n'ait pas le cas, sache que je ne tarderais pas.

Je te pris de m'excuser,
Edward. »


Pourquoi me priait-il de l'excuser ? Ce n'était pas comme s'il avait commis un meurtre. Loin de là ! Quelle fâcheuse manie avait-il, de toujours vouloir se faire pardonner pour des fautes qu'il n'avait pas commises !
Or, je me devais de prendre en compte et de me résoudre à sa culpabilité constante. Ceci était dans sa nature, et personne ne pourrait rien y faire.

Je calai la lettre parfaitement lissée contre mon sein, puis soupirai - heureuse.
Quelle stupide action !
Des lors mon arrivé à Forks, j'aurais juré désirer décortiquer et brûler les carcasses de ses monstres sanglants, et voilà que désormais je finissais par adopter le comportement contraire à ce que je m'étais promis de ne surtout pas faire.

Je ne cherchais plus loin. Aucune réflexion ne serait de toute façon arrivée à m'expliquer et à m'éclairer sur ce si soudain virement de bord et d'opinion.

J'étais amoureuse.

Tout bonnement amoureuse de l'être le plus éloigné de moi. De la créature n'ayant aucun véritable point communs vis-à-vis de mon mode de vie. De l'homme m'étant le plus interdit et inaccessible au monde.
Refermant mon menton sur le haut du papier que je tenais contre mon c½ur, j'effleurais du bout des lèvres son écriture si penchante et élégante. Quelle magnifique prose ! Si délicieuse ainsi couchée sur son lit de papier.

J'osai alors m'imaginer - fière et élégante - contre cet homme aux apparences si angéliques et idylliques. Le contraste entre son corps et le mien serait d'une flagrance incontrôlée, mais peu importait. Songer ne constituait pas d'action fâcheuse. Au contraire. En revanche, espérer était beaucoup moins propre et tout à fait inapproprié.
Mais que pouvais-je bien y faire ?
Je n'avais nullement été élevée dans l'esprit de l'Amour pur et simple. Chaque élément se résumant à ce type de domaine étaient nettement et naturellement rayé.
Alors que pouvais-je bien contre un ennemi de cette ampleur, contre qui je n'avais jamais été formée ? Par quel procédé pouvais-je bien apprendre à le combattre quand on ne peut déjà pas être en mesure de le définir ?

Je soupirai. Il ne servait à rien de se triturer les méninges ainsi. Qu'aurais-je gagné au bout du compte ? Une migraine atroce ne voulant pas me ficher la paix.
Je refermai alors mes doigts - un peu trop sèchement autour du papier - et manquai de peu de le froisser. Je soulevai ensuite mon oreiller pour y placer la fameuse missive.

Comme si mon geste devait forcément déboucher sur une action précise, la porte vitrée à l'opposé du canapé sur lequel j'étais assise, coulissa silencieusement, entraînant dans son mouvement un courant d'air frais.

Je ramenai ainsi instinctivement mes genoux sous mon menton, et coinçais mes mains entres mes cuisses, secouée par un frisson me parcourut l'échine.
Edward s'en excusa de suite tout en s'empressant de refermer la grande baie vitrée.

Gardant ses distances, je n'appréciait - inconsciemment - pas la distance qu'il mettait entre nous.

- Pourquoi restes-tu ainsi éloigné ? Approche. L'encourageais-je de vive voix.
- Excuse moi de ne pas avoir été présent pour ton réveil. Depuis combien de temps es-tu réveillée ? Me questionna-t-il, passant parfaitement outre ma demande subjective de rapprochement.


Cette réplique me laissa un instant abasourdie. Je m'aurais plutôt attendu à ce qu'il me réponde aussitôt.

- Il y a un instant. Tu n'as pas manqué grand choses. Répondis-je alors.
- Au contraire, te regarder dormir et tout à fait passionnant et intéressant. J'apprend beaucoup de choses à ton sujet.


Je paniquai. Qu'avais-je bien pu dire ou avouer lors de mon sommeil ?
Je me lançai alors.

- Comme quoi ? Lançais-je comme si de rien n'était.
- Que tu rêverais de revoir ta petite fille Kaïla. Et tu as notamment mentionné une personne du nom de William au travers de ce passage.


Je me crispai.

- Tu as également fait référence à un court d'eau passant prés de la réserve quileute. Ce lac à dû te marquer pendant ton séjour à la réserve. Tu l'a mentionné à de nombreuses reprises. Tu as même affirmer « y retrouver ton oxygène ». Je n'ai pas tellement su cerner le sens de ton propos. Tu t'y est peut être baigner à l'occasion, et cela t'as peut être marqué.

Je serrai les mâchoires. Je priai pour ne pas en avoir trop dit.

- Non rien de cela. M'empressais-je de condamner. C'est seulement que j'aime regarder la surface de l'eau. Si tu savais combien l'eau est importante et si précieuse.
- Je n'en doute pas.


Aussitôt, les images ainsi que les sensations de ma dernière nutrition me revint en tête. Mon ventre se tordit tandis que ma gorge s'assécha dangereusement.

- D'ailleurs, pourrais-tu m'y reconduire à l'occasion ? Ce cours d'eau est vraiment merveilleux et riche de toute part.

Que m'avait-il prit ?! Qu'avais-je dit ?! Voilà que je proposai ouvertement à mon ennemi naturel de m'accompagner sur mon propre terrain !

- Naturellement. Cependant, je ne peux trop m'approcher de la réserve quileute. Par principe dirons nous.

J'acquiesçai, à la fois ravie d'avoir trouvé une embouchure pouvant me permettre de me nourrir convenablement ou même temporairement.
Inquiète, à l'idée d'amener un vampire - l'homme que j'aimais - à la frontière de mon secret...


[...]






MALGRE MES NOMBREUX PROBLEMES D'ORDI JE PARVIENS QUAND MEME A VOUS POSTER UNE PETITE TRACE ECRITE

en espérant qu'elle vous satisfasse. Il n'y a pas grand chose mais j'y est mis tout mon coeur et j'ai usé de toute ma plume :p


N'hesitez pas à me laisser vos impressions,

et je tenais aussi tout naturellement à m'excuser de ne pas pouvoir vous répondre à tous, et de ne pas pouvoir vous prévenir à chaque nouvel article :s
ce n'est pas que je ne veux pas, c'est mon ordinateur qui me l'impose malheureusement.

Donc je tenais à remercier ceux qui prennent encore le temps de suivre ma fiction et à me laisser à chaque nouveaux chapitre leur avis !

MERCI BEAUCOUP !!




Ps pour Lucile : Non Edward ne connait rien du passé de Bella. Il ne sait rien de tout ce qu'il lui ai arrivé, ni de ce qu'elle avait pu fonder auparavant :)

De rien ;)



# Posted on Thursday, 22 October 2009 at 4:12 PM

Edited on Monday, 26 October 2009 at 9:01 AM

NOUVEAU CHAPITRE ... TRES PROCHAINEMENT

NOUVEAU CHAPITRE ... TRES PROCHAINEMENT








Pour ceux à qui sa peut être interessant, le prochain chapitre BIENTOT ON LINE !



UN MERCI tout particulier à


qui a sû trouver les mots et qui m'a redonné assez de pêche pour écrire ce chapitre.


Cependant je ne sais pas si je continuerais ma fiction jusqu'au bout.




# Posted on Tuesday, 15 December 2009 at 1:04 PM

CHAPITRE « MISE AU POINT »

CHAPITRE « MISE AU POINT »
- C'est à droite.
- Es-tu sûr ? Nous sommes déjà passés plusieurs fois par ici.


Regardant alentour, je me questionnai sur l'endroit où nous pouvions bien nous trouver. De chez les Cullen, il me paraissait très clairement impossible de trouver mon chemin jusqu'au lac.
Me rendre à ce fameux court d'eau était une chose beaucoup plus facile du côté quileute. Peut être par habitude ?

- Les femmes n'ont décidemment aucun sens de l'orientation.

Je virvoltai. Comment pouvait-il se montrer si desinvolte et sans retenu en me lançant pareille insulte ?

- Les femmes savent faire tellement d'autre chose que tu ne soupçonne même pas !
- Je serais curieux de voir à quoi tu fais allusion. Rien ne me vient à l'esprit. Se moqua-t-il.


Faisant usage de grace et de rapidité, je le rejoignis en trois enjambés. Un peu trop rapidement à en juger son regard étonné.
Il s'apprétai à ouvrir la bouche au travers d'une remarque qui m'aurait - à coups sûr - mis mal à l'aise et en difficulté, mais ne lui en laissait pas le temps, en plaquant un doigt au travers de ses lèvres.

- Un peu de silence ne nous ferait pas de mal. Lui coupais-je l'herbe sous le pied.

S'emparant avec précaution de mon poignet, Edward m'écarta d'abord, avant de me ramener à lui dans une démarche d'appropriation.

- Qu'est-ce qu'un être aussi gracieux s'autorise-t-il le fait de voler la parole à un homme de mon rang ?
- Les hommes - au terme général - ne sont-ils pas censés être tous nés libres et égaux ?
- En quoi le droit à l'égalité s'autorise-il un traitement de faveur, ici ?
- Ne seriez-vous pas un brin machiste* ?
- Ne vous méprenez pas sur de simples croyances.
- En quoi devrais-je ainsi respecter votre droit de parole si cela nous doit de faire recours à de telles expressions ?


A son tour, il me coupa la parole, mais sans faire recours à aucun de ses doigts. Son visage se rapprocha du mien dans une avancée particulièrement lente et délicate. Mes lèvres s'entrouvrirent comme par instinct. Je pouvais sentir son haleine sur le bout de ma langue. Ses lèvres suffisamment bombées et affriolantes frôlèrent les miennes - ridiculement plus plates et sans formes apparentes. L'arrête de son nez se rapprocha de la mienne dans un élan des plus doux. Ses deux lèvres délicates et terriblement douces s'emparèrent d'abord de ma lèvre supérieure.
Mes jambes vacillèrent.
Je resserrais doucement ma bouche autour du cadeau m'étant offert. Tout ceci était si délicieux !
M'aurait-il été possible de ne jamais lâcher ce met, je l'aurais fait.
Mes paupières se fermèrent, comme pour me laisser imaginer le bonheur résultant de ce contact si inattendu.
Je me laissai aller à cette nouvelle aventure.

Il en arriva à quitter mes lèvres. Mais ce pour revenir plus profondément à la charge. Sa bouche toute entière s'abattit avec force sur la mienne.
Ce baiser fougueux s'en trouvait à la hauteur de mes espérances.
Je qu'émendais alors l'accès à sa langue : Accès qui me fut autorisé, avec un plaisir plutôt apparent. Edward sourit au travers de notre baiser, tandis que je me concentrais pour ne pas tomber à la renverse.

S'écartant ensuite de moi, il me tins debout à bout de bras. J'étais hors d'haleine, tout comme lui.

- Tu maitrises assez bien la langue, mais voyons dans quelle autre matière tu excelles. Souffla-t-il d'une manière tout à fait aguicheuse et terriblement sensuelle.

De quelle langue parlait-il ? Ma peau parut monter de quelque degrés - suffisants à me faire piquer un fard.
Je n'osais m'imaginer le sens de son affirmation première.
Parlait-il de notre discussion poussée, ou bien de notre étreinte brûlante ? Je ne voulus le savoir.

Cette fois ci, ce ne fut pas ses lèvres seules qui vinrent tester mes capacités. Tout son corps vint se placer devant le mien, épousant chaque courbes de mon être. L'arbre devant lequel j'étais posté me soutins - à mon plus grand bonheur. Une chute ne se serait point trouvée la bien venue ici.
Ses mains de chaque côtés de ma tête ne m'offraient aucune ouverture possible pour m'enfuir. Ses bras se plièrent, ce qui l'amenai à se rapprocher davantage de moi. J'en eus le souffle court, bien que j'avais grand besoin de récupérer mes esprits.
Sa tête fourragea dans le col de mon corsage, sans quête précise, mise à part me faire tourner la tête ainsi que de me faire perdre toute raison. Ses lèvres embrassèrent la naissance d'un de mes seins avec une extrême délicatesse.
Ma tête en tombait un peu plus en arrière, lui offrant plus de matière à embrasser. Mon c½ur battit la chamade, tel un oisillon prit au piège dans une cage faite d'or et d'acier.
Je tentai d'en calmer les soubresauts, tout en sachant que cette tache ne m'était pas réalisable.

L'écorce contre laquelle j'étais appuyée se trouvait m'être une rempart des plus précieuse. Mes muscles semblèrent se liquéfier sur place. Mes tempes devinrent douloureuse par l'action du sang y battant férocement.
Je tentai de m'apaiser. Sans grand résultat.

Ses mains agrippèrent mes hanches avec désir. Une étrange sensation de chaleur envahit mon bas ventre. Je me sentais en parfaite combustion interne. Mais ce feu ne provoquait aucun mal. Bien au contraire. Une sensation de bien être m'avait envahit - m'étant alors jusque là inconnue.

- Sais-tu ce dont j'aurais envie, là tout de suite ? Susurra-t-il après avoir remonter son visage dans le creux de mon cou.
- Tout ce que tu voudras. Soufflais-je, tout en redemandant du bout de ma langue ses lèvres.


Aussitôt, il s'éloigna de moi, les bras croisées sur sa poitrine. L'hilarité peinte sur ses traits.

- La concentration n'est pas ton point le plus fort. Je pourrais parvenir à te faire avouer n'importe quoi. Riait-il.

Je voulus protester, me sentant honteuse d'avoir aussi facilement cédée.
C'était vrai. Tout ce qu'il m'aurait demandé, je l'aurais fait. A coup sûr. Il me fallait bien l'avouer. C'était dans ma nature de femme. Le désir que j'éprouvais pour cet homme était beaucoup trop fort pour que je tente de le dissimuler, et encore moins de le garder tapis en moi. La chaleur que j'avais ressentis quelque secondes plus tôt n'en avait apparemment pas envie non plus.
Ainsi, sans mot dire, je vins provoquer son désir à mon tour.
Il me repoussai précocement.

- Je ne peux pas.
- Chacun son tour. Protestais-je.
- Sa ne marche que dans un sens.
- Et pourquoi ça ?
- Tu n'as aucunement besoin de le savoir. La curiosité est un vilain défaut.
- Je ne suis pas la fille gentille comme tu le prétends. Par conséquent peu m'importe de me montrer vilaine.
- Alors tu devrais te préoccuper de ma volonté.


Je ne compris pas ce si soudain virement de situation.

- Seul moi ait le droit d'affrioler tes sens. Et non l'inverse.
- Je ne vois pas en quoi je n'en ai pas le droit.
- C'est dangereux.
- En quel sens ? Susurrais-je à mon tour, tout en languissant devant l'Apollon m'étant offert.
- En un sens que tu n'imagines même pas, Bella.


Bella. Que me semblait doux ce surnom sortant de sa bouche.
Mais je soufflai puis baisai la tête, déçue par tant de recul imprévu.
Du bout de ses doigts

- Nous ne nous connaissons pas assez.
- C'est donc ça ton excuse ? Une absence de connaissance ? Si tu parles de ton fabuleux statut de vampire, sache que je n'en ai que faire.
- Ce n'est pas si simple.
- Oui tu as surement raison. Je ne suis pas faite pour toi. Crachais-je alors, déplus en plus maussade.
- Je ne parlais pas de toi à moi, mais de l'inverse.
- Que cela est drôle. J'aurais jurer que tu parviendrais à retourner la situation en ta défaveur.
- Excuse moi, je n'aurais certainement pas dû jouer ce jeu là avec toi.
- Ah ! par ce que c'était un jeu pour toi ? Je suis la marionnette sur laquelle tu as jeté ton dévolu parmi toutes les poupées à tes pieds ?
- Cette affirmation est totalement ridicule.
- Alors oses me dire ce à quoi tu pensais pendant que tu tester mes réactions pauvrement humaine.


Ne prenant pas la peine de me répondre, je décidai de le planter là, au beau milieu d'une place forestière sans grand intérêt désormais.

- Ceci dit, il me reste un bout de chemin à faire jusqu'au lac. Lançais-je alors, en tournant vivement les talons.


M'attrapant sèchement par le poignet, il me tirai délicatement vers lui. Je me hurtais à son torse de pierre, qui, au passage me semblait plus robuste qu'aucun autre buste humain.
Mais, aussitôt je me corrigeai. Il n'était pas humain.
Cela était donc tout à fait normal... Ou du moins semblait plus apte à être compris.

Puis, aussi soudainement qu'inattendue, sa bouche vint se plaquer avec force contre mon cou. Ses lèvres s'entrouvrirent et emprisonnèrent ma jugulaire. Ses dents vinrent asticoter ma peau, tandis que sa langue parcourut les contours de ma veine mise en évidence.
J'en frissonnais. Mais cela ne représentait rien de plus qu'un simple baiser. Voulait-il me faire peur ? Me faire prendre conscience du danger ? M'éloigner de lui ?
Son intention première avait lamentablement échouée. Ce rapprochement ne m'avait que plus confronter dans mon idée de lui appartenir. Ne serait-ce qu'un instant.
J'étais totalement dépourvu d'instinct de survie en sa seule compagnie.
Je fourrageais alors dans ses cheveux cuivrés, et tendis davantage la tête en arrière. De ma main libre, je déboutonnai le premier bouton de mon corsage, couvrant la base de mon cou.
S'il voulait me prouver qu'il représentait une menace, qu'il me le démontre.

Se dérobant alors brutalement, il abandonnait l'attirance de mon cou, et me tournis le dos - la main crispai sur le visage, et les mâchoires serrées.

- Imagine que j'en vienne à te faire du mal. Une maladresse est trop vite arrivée pour que j'assume le fait de te désirer.
- C'est seulement pour ça ? Me rassurais-je donc.
- Seulement n'est pas le mot, Bella. Tu n'es pas au fait de savoir le risque que tu encoures.
- Si, bien plus que tu ne le penses.
- Qu'entends-tu par là ? Me questionna-t-il aussitôt, tout en m'avisant de biais.


Trop tard pour revenir en arrière. J'allais devoir mentir.

- J'ai lu bon nombres de documentaires concernant les vampires. Balbutiais-je, me sentant totalement ridicule vis-à-vis de ce que je savais réellement.

Il s'exclama.
Ma pauvre tentative d'échappatoire avait au moins eu le mérite de le dérider, même si infime soit-elle.

- Tu penses réellement acquérir des connaissances de part les médias ? Plaisanta-t-il de bon c½ur. Ils ne savent même pas définir le mot vampire, Bella. Comment veux-tu donc qu'ils soit suffisamment informés sur notre nature de prédateur ?
- D'accord. Alors que veux-tu entendre ? Que j'ai connu bon nombre de vampires, tous plus sanguinaires et répugnants les uns que les autres ? Qu'aucun d'eux n'a jamais fait preuve de respect envers moi ? Que j'ai offert à plusieurs reprises mon sang ? Que j'ai été traquée par ceux-ci depuis ma plus tendre enfance ?


Edward blêmit à vue d'½il, bien qu'il fut été suffisamment blanc à l'origine.

- C'est vrai ?
- Bien sûr que non. Mentis-je.



[ ... ]






VOULEZ-VOUS REELLEMENT LA SUITE ?




# Posted on Wednesday, 16 December 2009 at 8:51 AM