Durant mon sommeil, les images du moment intime passait entre Edward et moi la veille, défilaient dans ma tête : le regard de mon homme sur moi, ses intentions délicates, ses gestes prudents, son désir apparent, son hésitation soudaine, son corps parfait ... . Tout y passait.
Tout avait réellement était parfais.
J'avais - en général - toujours redouté LA première fois, mais une fois passé, je m'en voulait de ne pas avoir eu plus confiance en l'acte. Tant qu'Edward serait là, tout ne pouvait que bien se passer. C'était une sorte d'insulte envers lui de ne pas croire en la perfection.
Je ne cessais de me reprocher ses choses pendant mon inconscience.
La lumière finit néanmoins par faire irruption dans la chambre et, par le même biais, dans mes pensées.
Je battis des paupières. La première chose m'apparent fut les prunelles d'Edward.
Comment une telle joie pouvait-elle se refléter à l'intérieur de ces premières ?
- Bonjour. S'éleva la voie mielleuse.
- Salut. Répondis-je en souriant.
Aucun autre mot n'était nécessaire pour le moment. La plupart étaient assez explicitent par le regard.
Depuis combien de temps me regardait-il ? Je n'en savait strictement rien, et cela m'importait peu.
Il s'avança, frôla mes lèvres des siennes.
Je pus constater une pointe d'ombre violacée sous ses yeux et une faible lueur sombre dans ces dernières.
- Tu devrais aller chasser. Proposais-je.
Il réfuta de suite ma proposition, me soutenant qu'il n'avait pas soif et qu'il était capable de se retenir. Il se bornai alors à continuer de me contempler. Pendant qu'il poursuivait son examen, je pus remarquer qu'un des drap du lit était remonté sur nos 2 corps. Afin de vraiment me prouver l'existence de notre nuit passée, je soulevai légèrement le tissu avant de m'apercevoir nue. État qui me rassura néanmoins. Ce n'avait pas seulement était un rêve mais la pure réalité.
Par mon geste, Edward s'exclaffa et embrassai mes cheveux. Je me joignit à son hilarité.
Étrangement et progressivement, il redevint sérieux et me scrutait avec attention.
- Bella, tais-je fait mal ?
- Non.
Ma réponse avait fusée, alors qu'une douleur au bas-ventre se réveiller progressivement en moi.
- Où ça ? S'enquit-il, pas le moins surpris par ma tentative de mensonge.
- Au bas-ventre. Avouais-je, gênée.
- Edward, tu sais tout aussi bien que moi, qu'une première fois n'est jamais sans douleur. Repris-je d'affilé, peu désireuse qu'il se blâme.
- Surtout avec un vampire. Je te rappelle que je n'ai pas la même force qu'un humain et que je n'ai pas la même facilité à contrôler mes gestes qu'eux.
- Mais sa va, je t'assure. C'est largement supportable.
- C'était trop tôt. Se renfrogna-t-il en chuchotant.
- C'était parfait. Assurais-je sur le même ton.
Je me laisser divaguer par ses prunelles, et laissait mes doigts caresser ses tempes.
- As-tu aimé ? Lui demandais-je.
Ma question parût le surprendre, peut être ne s'attendait-il pas à ce que j'aborde le sujet de but en blanc de cette manière.
- Dire le contraire, me semble impossible.
Je lui souris, heureuse et soulagée de ne pas l'avoir déçu sur ce terrain.
- Puis-je te retourner la question ? S'enquit-il.
Je rougis.
- Peut être même plus que ce qu'autorise la normal. Confessais-je.
- Je ne devrais sûrement pas dire ça, mais je suis plutôt ravi de t'entendre avouer cela.
- Au point où nous en sommes plus rien ne conviendrais à être surprenant.
Il embrassa le bout de nez. Je fermai les yeux et inhalai l'arôme de sa peau.
- Alice, m'aurait un jour affirmer notre liaison alors que je ne te connaissais pas encore, je ne l'aurais jamais cru.
Je ne pipai mot, m'identifiant à sa position. Je ne l'aurais jamais cru non plus, si l'on m'aurait assurer que je passerai ma vie aux côtés de vampires.
Son interrogation me força cependant à prononcer mes pensées à voie hautes.
- T'aurai-t-on certifié que tu passerai toute ta vie aux côtés de vampires, l'aurais-tu cru ? S'enquit-il, véritablement curieux.
- Les choses comme ça ne peuvent pas se croire. Peu de personnes le croirai.
- Regrettes-tu d'avoir découvert notre véritable nature, où aurais-tu préféré ne jamais le savoir ?
Comment pouvait-il encore douter de mes v½ux et désirs les plus chers ?
- Est-ce fondamental pour toi que je te le répète sans cesse ?
- Bella, je n'arrête pas de me remettre en question. Le doute subsiste toujours en moi, je ne peux pas ignorer le fait que par ailleurs, c'est moi qui t'es limitée à cette vie, qui plus est, est bien différente de celle qui t'étais normalement destinée.
- Penses-tu vraiment, que si cette vie ne m'aurait pas convenu, j'aurais osé tout abandonner pour toi et ta famille ? Me crois-tu aussi forte pour faire une telle chose ?
Il ne répondit pas, réfléchissant sûrement à ce que j'aurais pu faire si je ne l'aurais jamais connu. Son silence me pesai sur la conscience.
- Edward, arriverais-je un jour à te faire comprendre que TU es tout ce dont je désir ? Que dois-je faire pour t'éviter de te remettre en question chaque minute ? La nuit que nous venons de passer ensemble me semble une preuve incontestable à ce que je me tue à te faire comprendre.
Il garda néanmoins toujours le silence. Je coupai alors court à notre « discussion », qui ne mènerait nul part.
- Je vais prendre une douche. Déclarais-je désireuse de fuir sa quiétude.
Je me redressai, m'enroulai dans un des draps du lit que j'emportai avec moi jusqu'à la salle de bain, prenant au passage des affaires propres. A peine après avoir dépasser la porte de la salle de bain et l'avoir refermée derrière moi, que je laissai le drap glisser le long de mon corps. Mes doigts dévissèrent légèrement le bouton d'eau chaude.
Jacob s'imposai soudainement à mes pensées. M'asseyant le long de la baignoire je me perdis dans mes raisonnements. Sans que je ne le veuille réellement, je comparais le moment passé la veille avec Edward et celui qui aurait pu se passer avec Jacob. Les éventualités étaient minimes mais néanmoins réels. Je secouai la tête, espérant oublier celui dont que m'étais juré de ne plus penser.
J'en était tout bonnement incapable. Ma réaction en était la preuve. Une larme perla au coin de mon ½il avant de longer ma joue, contourner mon menton, avant de s'écraser sur ma poitrine. Je l'essuya d'un geste de la main, et avec colère.
Je me redressai - m'obligeai à penser à l'homme qui m'attendait dans la chambre - et passai mes jambes de l'autre côté du rebord pour me retrouver dans la baignoire. Je me levais avant de m'emparer vivement de la pomme de douche. La fumée qui s'échappait de cette dernière en même temps que l'eau, m'avait totalement échappée. C'est seulement après avoir dirigé le jet sur ma peau, que je m'aperçu de la température. Je déviais instinctivement et très rapidement l'eau dans une autre direction. Une trace rouge - signification de la brûlure - s'étendait sur ma poitrine. J'étouffais une plainte, ne voulant pas alarmer Edward, sachant qu'il entendait le moindre bruit.
Une nouvelle fois, l'image de Jacob me heurta. La température brûlante du liquide me rappelait celle que mon meilleur ami me prodiguait à chacune de nos étreintes. Il me manquait. Plus que ce qu'il m'étais permis. C'était inévitable et sans appel, Jacob me manquait. Je ne pouvais pas le nier ni l'éviter.
Prenant bien soin de couper l'eau chaude d'eau froide, je reportai l'eau sur ma peau. Ce même geste me rappelait ce que j'essayais de faire depuis le début, c'est-à-dire réconcilier Edward et Jacob, pour que ces derniers s'entendent pour mon simple et égoïste bonheur. Chose qui se trouvait impossible, au détriment de l'eau, où l'eau froide et l'eau chaude se mêlaient parfaitement sans faire d'histoire, et au bon vouloir de l'utilisateur.
Ma douche se poursuivit, sans que je puisse m'épargner la douleur qui accompagnée mes pensées.
Le trou - qui était parvenu à se refermer artificiellement dans ma poitrine - m'enaçait de se ré ouvrir malgré mes efforts pour le garder fermé et silencieux.

