CHAPITRE 26 - ANGOISSE

CHAPITRE 26 - ANGOISSE
 Depuis notre envol, pas une fois elle daigna nous adresser un regard. Vraiment suspect comme attitude. Comment l'expliquer si elle se trouvait être une personne comme toutes les autres et soit disant en dehors de toutes manigances ? Je m'efforçais de trouver une faille plausible d'apparaître dans son comportement, mais rien de très apparent depuis son entrée dans l'avion ne me laissais supposer qu'elle avait une quelconque affaire dans l'histoire.
Les regards et les traits qu'elle avait laissés apparaître - il y a de ça à peu près 1 heure - à l'aéroport, me laissaient pantoise et suspecte. Peut être étais-ce une réaction dû à la peur de prendre l'avion ? Prendre un vol la rendait peut être anxieuse et par conséquent sèche et agressive dans son attitude ?
A toutes ces interrogations, convenait une réponse positive commune. Oui.
Mais un élément me permettait de croire en l'existence d'une réponse négative. Un élément de taille. Edward était bel et bien incapable de déchiffrer ses pensées. Pourquoi donc ? Était-ce une simple coïncidence ? Ou un élément nécessaire à l'échafaud ?

Mon esprit fourmillai d'interrogation, plus complexes les unes que les autres ; et savoir Edward à côté de moi en possession d'éléments peut être évidents à ma réponse, m'agaçait au plus haut point.
Pourquoi ne voulait-il pas m'en parler ? - Partager ce qu'il avait appris depuis son appel avec Alice ?
Devais-je être tenue au courant ? Bien sûr que oui. J'étais une Cullen à présent. Mais Edward ne c'était toujours rangé à cette première évidence.

Le vol se poursuivait et l'île sur laquelle nous avions séjournée avait finit par disparaître de notre champ de vision. L'étendue bleue de la mer s'étendait sous l'appareil volant - dans lequel nous étions, et les nuages étaient dissipés.
Le paysage de Forks apparaissaient de plus en plus. L'état vert et humide finissait par remplacer le sable, la mer, les palmiers et le soleil.
Edward demeuré tout aussi tendu qu'au début du vol. Pas un mot n'était venu dérangé notre silence.


Enfin, nous atterrissions. La passerelle fut à nouveau placer contre l'avion et reliait l'intérieur de l'appareil à l'extérieur. Edward et moi fûmes les premiers à retrouver le sol de Forks avec hâte.
Je pus constater que les Cullen attendaient patiemment à la limite du tarmac - sur lequel nous marchions dans leur direction.
La surprise et la joie ne se reflétait pas sur leurs traits - d'habitude sereins, mais le doute et l'angoisse apparaissaient très clairement - chose inhabituelle et anormale.
Je m'efforçais d'avaler la boule qui obstruait ma gorge quand nous arrivions à leur niveau.
Rosalie ne m'adressa qu'un vague sourire, Emmet - qui avait quitté son éternelle bonne humeur - se contenta de me taper l'épaule. Jasper, m'adressa un sourire qui se voulait rassurant et réconfortant. Carlisle m'embrassa tendrement les joues - comme un père l'aurait fait à sa fille. Esmé ne se départit pas pour autant de son côté maternel et tendre. Cette dernière m'enserra fortement contre elle en me souhaitant le bonsoir.
Pendant que la femme vampire se détachait prudemment de moi, j'articulais.

- Esmé, allez-vous m'expliquer ce que signifie tout ça ?
- Nous t'expliquerons en temps et lieu idéaux. Répondit le patriarche, à la place de sa femme.


J'acquiesçais, mémorisant cette promesse faite par le chef de famille.

La famille que je venais à peine de retrouver se retourna en un geste identique et simultané vers la femme blonde qui passa à nos côtés pour entrer dans le hall. Cette dernière c'était reconstruite une façade rayonnante et joyeuse. Je fus soulagée de la voir dans cet état. Ce devait être l'avion qui l'avait rendu sournoise et abjecte.
Malheureusement je constatai qu'Alice ne s'était pas déridée, qu'Emmet serrait les poings, que Rosalie la fusillai du regard. Carlisle semblait demeuré dans sa posture de maître de famille en ne laissant rien transparaître clairement. Esmé s'était rapprochée de moi en un geste protecteur et possessif. Ce dernier sentiment m'avait d'ailleurs surprise.
Edward s'était de nouveau figé mais s'efforçais de l'ignorer.
Je fus apparemment la seule à réagir positivement à son passage, ce qui me laissa perplexe et soucieuse.

- Nous ne devrions pas nous attarder plus longtemps ici. Déclara Carlisle lorsqu'il s'aperçut que la femme blonde - qui était désormais au centre de toute l'attention - ne sortit pas de l'aéroport mais reprit un autre vol en direction de l'Italie.

Quelque chose dans le comportement de Carlisle me fit comprendre que les doutes qui l'avaient jusqu'ici assaillis semblaient malheureusement se concrétiser et se confirmer.

Me savoir mise à l'écart me blessait, mais je ne tenais pas à le montrer, sachant que ce devait être la meilleure solution pour moi pour le moment. Je me résignais à comprendre la situation et à attendre les explications de Carlisle.
Sur l'ordre de ce dernier, nous quittions tous l'aéroport. Chacun retrouva sa voiture respective y compris Edward qui reprit possession de sa Volvo. Comme à mon habitude je prit place à ses côtés, à la place passager.

Sur le chemin du retour, la conversation allait de bon train. Pour une fois n'est pas coutume, Alice avait délaissée sa porche - qu'elle avait laissé à Jasper - afin de monter avec Edward et moi à l'arrière de la Volvo.
Le petit lutin noir et blanc était bien évidemment le moteur de la discussion, et animé le dialogue avec entrain en nous questionnant sur notre voyage de noce passé. La réponse d'Edward fusa dès sa première référence au voyage.

- Nous aurions de loin préféré un voyage non écourté et tranquille du début à la fin. Lui reprocha-t-il, sèchement.

Mon feu-follet préféré ne prit pas plus intérêt de la remarque de mon mari, et continua de me poser un tas de questions, en passant du général au particulier - en faisant référence à des choses bénignes et dont je n'avais même pas prêter attention.
D'ailleurs mon manque d'intérêt pour les choses l'exaspérait. On pouvait souvent l'entendre soupirer ou bien me reprocher mon manque de subjectivité.

Alice avait largement trouvé le bon moyen pour me détourner de l'histoire qui se tramait sous mes yeux. J'en était arrivée au point d'oublier la mystérieuse jeune femme, la réaction des Cullen à son égard, le voyage écourté par une quelconque raison,... ce qui eu également le don de détendre provisoirement l'atmosphère.

La grande demeure blanche des Cullen était désormais percevable à travers la forêt trop verte. Le sentier que j'avais tant eu l'occasion d'emprunter était parvenu à nous mener au pied de la villa. Une fraction de seconde après que le Volvo se soit garée, que ma portière s'ouvrit sur Edward et Alice à ses côtés. Tout deux affichaient un air résigné mais stressé et angoissé.
Je devinais que trop bien que c'était l'heure de la révélation en ce qui me concernait.
L'appréhension et l'impatience étaient 2 sentiments qui s'affrontaient et se partageaient en moi.
J'avais réellement peur de connaître la tournure qu'avait prit les évènements durant notre absence, mais tenais absolument à être mise au courant le plus rapidement possible.
Edward m'aidait à me remettre sur mes pieds, pendant que le reste des Cullen me proposaient d'entrer chez eux. Comme à mon habitude, je ne me fis pas prier et entrai pour la énième fois dans le nid à vampire que je convoitisais tant.
Aussitôt le seuil de la porte dépassé, qu'une atmosphère pesante régnait dans le salon et qu'un air grave prenait possession de tout les traits - y compris les miens.
Carlisle me désigna du doigt la salle à manger, où la grande table - qui avait l'habitude d'accueillir ses propriétaires en cas de force majeur - prenait place en son centre. Je m'installai à ma place assignée, suivie par le reste de la famille. Edward s'installa à mes côtés ,en gardant ma main entre la sienne.
Ce premier ne parvenait pas à garder son calme habituel, le remplaçant par un stress et une inquiétude digne de ces noms.
Une onde de quiétude et de courage parcourut l'ensemble de la salle. Son émetteur fixait la table avec grand intérêt. Sûrement était-il également inquiet par les évènements, mais ne voulait-il pas le montrer librement ? Sans aucun doute.

- Bella. Commença Carlisle. Tu dois sûrement te poser un certain nombres de questions.

J'opinai.

- Aurais-tu des hypothèses à nous confier par rapport à ce que l'on s'efforçait à te cacher jusqu'à maintenant ? Me demanda-t-il, serein.

Je réfléchis un instant, ne trouvai cependant rien de très moral à proposer.

- Bien. Edward et le reste du clan ne cherchons qu'à te protéger, du mieux qu'il nous est donné. Tu es assez mature et réfléchie afin de comprendre cela. C'est pourquoi toute vérité n'est pas bonne à dire, qui plus est dans l'intérêt de tous.

J'acquiesçai, ne sachant pas encore exactement où il voulait en venir.

- Vivre avec des vampires comportent -, comme tu as pu y être témoin - des avantages, mais peut également apporter des inconvénients. Toute situation comprend de bonnes comme de mauvaises choses, qui peuvent plus ou moins être importantes.

Je repensais alors aux merveilleux moments passés avec Edward , en passant par notre première rencontre, notre premier baiser, le mariage, notre première fois, nos moments intimes et complices, avant de divaguer sur l'attaque de James, de Victoria, des nouveaux nés, et sans faire abstraction des mauvais moments à passer tel que la rupture avec mes proches et ce que j'aime afin de passer l'éternité avec l'homme de ma vie. Cette dernière condition compensait largement les autres. Edward en valait vraiment la peine.

Carlisle avait finalement raison, tout n'était ni trop rose, ni trop noir, mais un mélange des deux, comme pour garder un certain équilibre.

- Te rends-tu compte de l'importance que tu as dans notre famille, Bella ?
- Oui. M'entêtais-je à répondre, touchée par les propos du chef de famille.
- Sais-tu également combien nous ne désirons pas t'imposer quelque chose dont tu n'aurais pas envi.
- Rien dont je vous ai fait part, est quelque chose dont je n'ai pas envi.
- Je sais, mais l'un des tes désirs reste compliquer à exaucer.
- Ma transformation. Affirmais-je presque de suite, après avoir senti Edward se crisper à mes côtés.
- Oui. Je sais que rejoindre nos rangs est très important pour toi. Tu sais également que nous ne sommes pas contre cette volonté. T'accueillir dans notre famille, comme étant l'une des notre est également notre souhait. Aussi égoïste que cela puisse paraître. Mais nous ne ferons rien si ça ne viens pas naturellement de toi. Nous ne tenons en aucun à te forcer la main.


Je ne bronchais pas, attendant que Carlisle en vienne explicitement aux faits.

- Comme tu le sais, ta transformation est devenu plus ou moins officielle.

Je secouai la tête de haut en bas, lentement, assimilant au fur et à mesure ses paroles.

- Certaines promesses peuvent dans certains cas ne pas être prise au sérieux, d'autres ne peuvent pas admettre cette solution.

Je fronçai les sourcils, m'accrochant à ce que Carlisle faisait silencieusement allusion. Le dessein se forma l'entement et cruellement sous mes yeux. J'étouffais un hoquet de terreur et m'arrêtai machinalement de respirer, réalisant ce que ses paroles passées signifiait.

- Les Volturis... . Soufflais-je dans un souffle.
- Tu sembles assimiler la situation.
- Ils ont dans l'intention de venir s'assurer que notre part du marché à bien était honorer. Me précisa Esmé.



Mon sang ne fit qu'un tour . Je me figeai, et réfléchie aux conséquence de leur venu.

- Nous avions en projet d'avancer ta transformation, afin de s'assurer que leur venu sera sans risque pour toi et le clan. Reprit Carlisle, la quiétude incarnée.
- L-Leur ve-venue est prévu pour-pour quand ? Bégayais-je.
- Pour la fin de la semaine.


Cette fois ce fut Alice qui répondit à ma question.
Le temps en compagnie de vampires, finissait par me faire perdre mes repères en matière de temps.

- Quel jour sommes-nous ? M'enquis-je sonnée par le délai, qui était des plus court.
- Lundi 17 août. Affirma Rosalie, qui s'exprimait pour la première fois depuis notre entrée dans la maison.


Je me levai de ma chaise en titubant, sous le regard désolé de tout les Cullen. Edward se leva également avant de me serrer fortement contre lui.

- Une question se doit d'être posée Bella. Le délai étant particulièrement avancée, il est important que tu sois mise au courant des risques que tu encoures. Edward et toi pouvez toujours poursuivre dans votre voix et donc laisser mon fils te transformer comme il était prévu. Mais ne serait-il pas également raisonnable de ne courir aucun danger en me laisser le droit de recourir à ta requête ? S'enquit Carlisle.

Mon époux embrassa mes cheveux à ce même moment. Il devait sûrement être conscient de se sacrifice.

- Carlisle, je ne peux pas ne pas faire confiance à Edward. Nous nous sommes toujours mit d'accord que se serai Edward qui procéderai à mon changement. Je lui fait entièrement confiance et tiens vraiment à ce que sa soit lui qui me tue.

A mon dernier mot, je sentis mon Vampire de mari avoir un léger mouvement de recule. Je n'y fis pas plus attention, sachant déjà ce que mes paroles représentaient pour lui.

- Parfait. Acquiesçai Carlisle.
- Quand procéderont nous à ma transformation ? M'enquis-je, en m'efforçant d'avaler la boule qui obstruai ma gorge.
- Demain soir, au plus tard.
- Nous avons juger bon de te laisser du temps avant que tu ne quittes ta vie d'humaine et ne t'éloignes des personnes proches de toi. Me fit remarquer Esmé.


Je les remerciai intimement de ce geste et de cette attention qui comptait beaucoup pour moi.


[...]



80 COMMZ == > LA SUITE.

LA SUITE EST PRETE. "PETIT CHAPITRE" .



MES BLOGS PERSO ici ET


# Posté le vendredi 18 juillet 2008 07:01

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 11:19

CHAPITRE 27 « REVELATION»

La réalité des évènements me frappa. Les questions se débitèrent tel un fil conducteur dans ma tête.

- Tu connais désormais les raisons de votre retour prématuré et hâté à Forks. Reprit Carlisle.
- Avez-vous d'autres bases fondées à propos de leur venue étant donné que les visions d'Alice ne peuvent parfois ne pas être juste ?
- Alors justement. Oui, certains points m'ont confirmés les prédictions de ma fille.


Il se stoppa, cherchant comment m'exposer ses justifications et théories fondées.

- As-tu remarqué l'attitude d'Edward vis à vie d'une certaine jeune femme blonde, aux mèches rouges et aux yeux verts ?
- Oui je me souviens de sa réaction à son approche.
- Tu sais aussi qu'Edward est incapable de lire dans ses pensées.
- Oui.
- Alice, est également incapable de lire son futur.
- Alors comment en êtes vous arrivez à cette subjection ?
- Edward nous a souvent communiquer ses ressentis par rapport à cette femme durant votre voyage, ce qui nous a considérablement poussé dans nos recherches. Alice s'efforçait de déchiffrer son avenir, sans jamais obtenir de résultats. Elle était très frustrée de ne pas parvenir à lire en elle.
- Peut être a-t-elle seulement les mêmes caractéristiques et dons que moi. Proposais-je, ne voyant aucune autre solution.
- Alors comment pourrais-tu nous expliquer que les Volturis ont dans l'idée de vérifier ton état aussi hâtivement ? Me demanda Jasper.
- Bella. J'ai attentivement surveillé les Volturis. Ils n'avaient pas prévus de virée aussi prochaine. Seulement depuis votre voyage, leurs projets ont changés du tout au tout, et Aro c'est décidé à venir à Forks. Comment expliques-tu ce changement si soudain, si ce n'est qu'une sorte d'espion à été envoyé de leur part afin de les tenir aux nouvelles ? Me questionna Alice, de suite après avoir laisser son mari finir.
- Ce n'est peut être qu'une coïncidence. Rétorquais-je.
- Nous soupçonnons grandement la jeune femme blonde d'être une agent des Volturis. Reprit le plus jeune des vampire.
- Pourquoi ne se serait-il pas suffit de Jane ? Elle aussi, a déjà était chargée de rapporter de nos nouvelles. M'enquis-je.
- C'est très simple. Nous la connaissons tous. Edward aurait pu lire ses pensées et donc deviner ses attentions sans grands efforts et par conséquent l'empêcher de rapporter ses informations aux autre membres, et pour ma part, j'aurais pu la voir bien en avance, sachant que je guette chacun des gestes de ce clan. Or ici, ce n'est pas le cas. Si Jane aurait était envoyée, Aro aurait tout perdu de son effet de surprise, et nous aurions largement eu le temps de nous retourner et de réagir. Son choix sur la personne à dû être très mûrement réfléchi et fait dans la plus grande discrétion. Il devait sûrement être conscient que l'on était aux aguets. Il n'aurait souhaiter - en aucun cas - nous informer aussi explicitement de ses attentions en envoyant Jane. Où aurait était l'effet de surprise ?


Je cherchais toujours vainement une autre solution à mettre sur le tapis, mais les paroles d'Emmet appuyèrent les données des autre Cullen.

- A votre retour, nous avons tous constater que le sujet ne c'est pas arrêter à Forks mais qu'elle a prit un autre vol en direction de Volterra. C'est bien elle qui vous a traqué, Bella. Il n'y a aucun doute à se faire là-dessus.

Je finis par me ranger à leur point de vue. Nous avions bel et bien était poursuivis durant notre voyage de noce. La tranquillité n'avait été qu'une façade.

* * *

L'esprit embrumé, je ne mettais pas rendu compte qu'Edward avait prit le soin de nous isoler un instant dans sa chambre, à l'étage. J'étais assise sur le bord du lit, tandis que mon époux était agenouillé devant moi, ses mains posés sur mes genoux. Lorsque je me rendis enfin compte de sa présence, je relevais la tête et lui souriais comme si de rien n'était. Il sourcilla avant de lever les yeux au ciel - signe qu'il n'était ni dupe ni surpris par ma réaction. Je cessai alors de jouer la comédie et laissai apparaître ma tristesse.
Edward m'enserra fortement contre lui en me caressant le dos.

- Bella, tu peux encore te rétracter. Je ne veux pas te forcer à devenir un monstre et à quitter tout les gens à qui tu tiens.
- Ils ne sont rien en comparaison de ce que tu apportes dans ma vie. Réctifiais-je.
- C'est-ce que j'ai cru comprendre, en effet. Soupira-t-il.
- Alors pourquoi t'obstiner à me faire changer d'avis ?
- Pour tenter de t'aider à y voir clair.
- Je vois parfaitement bien, Edward. Tu n'imagines pas quelle compensation tu m'apportes par rapport aux sacrifices que je m'apprêtes à faire.
- Bella, je ne veux pas être une simple compensation dans ta vie.
- C'est une façon de parler. M'offusquais-je.


Je déposai chacune de mes mains sur ses joues et posai mon front contre le sien, en fermant les yeux.

- C'est toi ma vie. Comment veux-tu que je vive sans ma vie ?
- Je suis tellement égoïste, Bella.


Son haleine chatouilla mes narines et mes lèvres entrouvertes.

- Je pourrais autant en dire de moi. Rigolais-je.

L'arête de son nez joua avec la mienne.

- Préfères-tu aller voir Charlie et Angéla aujourd'hui ou demain ?
- Demain. Répondis-je du tac au tac. Mieux vaut reculer l'échéance autant qu'il nous ai possible.
- Me fais-tu autant confiance que tu t'efforces à le montrer ?


Son interrogation me prit au dépourvu et me surpris.

- Comment pourrais-je ne pas te faire confiance ?
- Et bien, si l'on se base sur le fait que ton sang m'est une tentation difficilement résistible,...


Sa tête se déplaça jusqu'à niveau de ma nuque. J'embrassai ses cheveux.

- qu'il ne cesse de chanter pour moi...

Une de ses mains se plaça sur la courbe de ma gorge, près de son visage.

- que je ne parviens pas à me chasser de l'esprit l'idée de t'arracher la vie à chaque instants ...

Ses lèvres s'entrouvrirent contre la peau de mon cou. Je cessai de respirer, me concentrant sur son contact et sa voix sensuelle.

- que je meurs d'envi de te goûter ...

Ses lèvres déposèrent un doux baiser contre mon épiderme.

- Que ma raison peut se trouver à tout moment plus faible vis à vie de mon instinct ...

Le bout de sa langue épousa la courbe de ma jugulaire, avant de remonter vers mon visage. Je frissonnai.

- Je dirai qu'il y a plusieurs raisons pour ne pas me faire confiance. Termina-t-il en replaçant son front contre le mien et en me vrillant de ses iris incandescentes.
- Et toutes sans intérêt. Contrais-je après avoir récupérer mes esprits. Tu as oublié le plus important. Les sentiments sont de puissants ennemis face à ces fléaux.
- Ne crois-tu pas préférable de laisser Carlisle prendre les choses en main ?
- Non. Je te fais assez confiance pour laisser mon sort entre tes dents.


Il partit d'un rire sombre avant d'ébouriffer mes cheveux. Je rigolais et tentai maladroitement de me recoiffer.

- Te sens tu prêtes pour demain ?
- Si je te disais être prêtes à endurer mil morts, cela ne donnerait-il pas l'impression d'être légèrement masochiste ?
- Pas autant qu'affirmer vouloir devenir vampire.
- Avez-vous trouvé une maison en Alaska ? M'enquis-je afin de changer provisoirement de sujet.
- Autant dire que non. Ne connaissant pas la tournure que vont prendre les évènements, nous avons laisser de côté ce projet afin de mieux pouvoir se concentrer sur la prochaine venue des Volturis. Nous ne pouvons pas nous permettre de partir en Alaska et effectuer ta transformation là-bas. Le temps nous manquera. Avoir était prit de court nous oblige à rester à Forks pour les temps à venir, du moins, pour le semaine à venir.
- Je risques d'être une menace si l'on reste ici.
- Nous resterons un maximum à l'intérieur de la villa. Nous ne sortirons que pour chasser et n'accepterons aucune visite.


Voyant ma moue circonspecte, il continua à me rassurer.

- Je serais là, Bella. Il n'est pas question que je te laisse affronter seule le monstre qui ne cessera de t'amadouer durant tes premières années en tant que nouvelle née.
- Même vampire, je resterais un fardeau pour toi et ta famille.
- Nous sommes tous passer par là. Me rassura-t-il.
- Ne me laisses jamais faire quelque chose dont tu es sûr que je le regretterai durant tout le long de mon existence.


Il baissa la tête, en soupirant profondément. Qu'avais-je encore dit qui pourrait le blesser ? Y avait-il un double sens dans mes propos ?
Après mûre réflexion, bien sûr qu'il y en avait un. Et de taille.
Je soupirais également, espérant qu'il ne m'ait pas prit au pied de la lettre.

- Je ne voulais pas parler de ma transformation. C'était hors sujet. Me rattrapais-je du mieux que je pouvais.
- Il n'empêche, que tu t'apprêtes à commettre la plus grosse erreur de ta vie en me demandant de te transformer.


Je me levai du lit, et m'approcha de la fenêtre grande ouverte, afin de mieux contempler la forêt qui entourait la demeure.
Edward se plaça précipitamment derrière moi et encercla ma taille de son bras, comme pour empêcher un enfant de tomber - étant trop penché vers le vide. Je gardai l'humiliation que je ressentais au fond de moi, et continuai de scruter la végétation trop verte - mais qui je le savais, aller finir par me manquer.

- Cette vie me convient, Edward. Être libre, n'avoir aucune règle, n'avoir de compte à rendre à personne, ne pas connaître de limites...
- Je ne suis pas tout à fait d'accord avec tes principes.
- Mais moi c'est-ce que je ressens en vous regardant. En comparaison à la vie que je mène qui est des plus banales, la votre fait partie de celles que tout humain ne peut qu'envier. Il m'est donné une chance d'accéder à cette vie, je ne pourrais jamais regretter d'avoir choisit cette option.
- Il y a tellement d'autre moyens plausibles de te rendre heureuse, Bella.
- Pas autant que celui que j'ai choisi. Il n'y a que celui-ci qui compte réellement à mes yeux.


Je me retournais et lui fis face. La tendresse se reflétait dans tout son être. Je lui souris avant de me loger contre son torse, où ses bras formèrent une cage protectrice autour de moi.


[...]



80 COMMZ == > THE SUITE.


EH ! BONNE NOUVELLE ! JE NE SUIS PLUS PUNIE ! ALORS JE PENSE TRES CERTAINEMENT POUVOIR METTRE LA SUITE AVANT MON DEPART SAMEDI ! JE DEMANDE QUAND MEME 80 COMMZ POUR ME LAISSER UN PEU DE TEMPS.


IMPRESSIONS ?



MERCI A fic-breaking-dawn D'AVOIR POSTER LE 80e COMM !!


Mon blog perso ici



# Posté le dimanche 20 juillet 2008 11:36

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 16:10

Moi

Moi

me si je me doute ts fortement que ce n'est pas scialement ce que vous attendez le plus sur mon blog et que vous attendiez le plus avec impatience.




DE RETOUR PARMIS LES HYSTERIQUES !!


* * *

J'ai été tagué par VampJalle et plein d'autres :

Chaque personnes taguées doit écrire 7 choses a savoir sur elle :
Les personnes taguées doivent écrire sur leur blog les règles
La personne taguée doit taguer à son tour 7 personnes et les mettre sur son blog
Il faut précisé qui vous a tagué


* Je suis Jacobienne à 100% tout comme Edwardienne à 100% ( un de mes rêves et de rencontrer Taylor Lautner )
* Je ne supporte absolument pas que l'on me donne des ordres. J'ai un caractère bien trempé et bien à moi.
* Je suis franche et n'hesite pas à dire à quelqu'un ses quatre vérités, entre 4 yeux.
* Je suis un véritable sac d'hormones. ( C'est également mon surnom au sein de la famille, quand on veut se moquer gentiment de moi ). Les garçons sont une de mes passions, mais cela ne m'empêche pas de rester tres fidèle envers quelqu'un. Je n'ai en aucun cas un coeur de pierre. Bien au contraire.
* Jaimerai faire du hip pop. J'adore ça. Je passe une grande partie de mon temps à regarder des battle de hip pop sur youtube, ou regarder du break dance dans les rues de Paris.
* Je peux me trouver particuièrement incontrôlable lorsque je suis avec une certaine amie. ( Faire semblant d'être bourré, flirter avec amusement, tout faire pour devenir le centre de l'intention, ... )
* Je ne supportes pas que l'on me fixe.

Je ne tagerai personne. Bien que sa soit la règle, je ne le ferai pas ;)
Voilà enfin mes 7 vérités.
Certains points peuvent vous avoir étonné ou bien même choqué, mais je suis comme ça et l'assume entièrement.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec franchise et grand plaisir ;)


* * *



SA Y EST J'AI FINI DE LIRE REVELATION ! J'AURAIS VOULU NE JAMAIS LE FINIR, MAIS LA TENTATION, LA FASCINATION ET LA CURIOSITE ONT ETAIENT PLUS FORTE QUE MON ENVI DE GARDER A JAMAIS LE SUSPENS !

Pour ma part, j'ai un peu été déçu par ce tome. Je trouve qu'il n'a rien à voir avec les 3 premiers tomes, et qu'il est un peu trop sanglant et iréel. Mais je trouve que le niveau d'écriture est toujours aussi bien, naturellement. Par contre j'ai fortement était çu par la fin. Le fait qu'il n'y est pas de bataille finale m'a beaucoup déçue. Moi qui adore quand une histoire se termine tragiquement !
Mais il y a aussi les bons côtés, évidemment !
Je n'en dis pas plus pour le moment. Je respecte ceux qui ne l'ont pas encore terminé et tiennent à ne rien voir paraitre en avance.


DONNEZ MOI VITE VOS IMPRESSIOSNS UR REVELATIONS ! DANS CHAQUES DETAILS ! JE SUIS CURIEUSE ;)




Un émorme Merci pour tout vos commz ! et pour tout les gens qui ont placé mon blog dans leur favoris ! j'en suis quand même à 72 fans, 223 amis et 4470 commz en tout ! Comment vous remercier pour tout ces gestes ? à part me répéter sans cesse et vous dire un énorme MERCI ? et vous faire pleins de gros bisous sur vos deux joues ?




Sarah




s.parkle@hotmail.com



# Posté le lundi 21 juillet 2008 10:49

Modifié le mardi 14 avril 2009 09:53

CHAPITRE 28 « IMPLICITE »

CHAPITRE 28 « IMPLICITE »
Je me retrouvais dans la même situation de stress que le jour où j'avais pour tâche d'annoncer mon mariage à mon père. Cependant l'objectif que je mettais fixé aujourd'hui était tout autre et nettement plus complexe.
Annoncer implicitement mon futur décès.

Identiquement au jour de l'annonce de notre mariage, la Volvo était garée à l'extrémité de la rue d'où habité mon père. Edward avait prit cette habitude afin de me permettre de réfléchir avant d'affronter Charlie. Je lui en était très reconnaissante.
C'est en soufflant que je descendis de la voiture et m'avançais vers le perron aux côtés de l'homme de ma vie.

- Bella ?
- Oui c'est nous.


J'étais convaincue que ce « nous » l'avais considérablement refroidis dans son enthousiaste. Mon père m'embrassa tendrement sur les joues et tendit sa main à Edward, que ce dernier serra le plus naturellement possible. Ce n'était facile ni pour Charlie ni pour mon époux, j'en était consciente.

- Que me vaut votre visite les enfants ?
« Nous ne sommes plus des enfants, papa. »
- Nous venions t'informer d'un futur déménagement. Explosais-je de but en blanc.

Charlie resta bouche bée. Ce n'était peut être pas la manière façon de lui annoncer mais pourquoi remuer le couteau dans la plaie indéfiniment ?

- Étant désormais mariés, nous avons longuement réfléchis et avons décidés d'acheter une maison.
- Dans les environs ? S'enquit mon patriarche, l'expression absente.
- Nous ne savons pas encore. Mentis-je. De plus tout les Cullen viennent avec nous, alors ce n'est pas un choix à faire à la légère.
- Pour quand est prévu ce déménagement ? S'enquit-il, faussement enjoué afin de nous cacher sa monotonie.


Son apparence à être enthousiaste n'était - et de loin- pas sincère. Mais je ne pouvais décidemment pas lui en vouloir. Je savais ce que cette nouvelle représentait pour lui. Tristesse, sentiment d'abandon, revécu de la séparation avec Renée, le souvenir de ma fuite en Italie.
Un sentiment de lâcheté m'avait envahi depuis mon entrée dans la maison.

- Pour la fin de la semaine, si tout se passe bien. Avouais-je.

Moi seule et Edward étions au courant de ce compromis. Si tout ce passait bien et que les Volturis ne seraient que de passage après avoir constater ma « mort », nous pourrions partir dans les temps pour l'Alaska.

- Aussi tôt ? S'éberlua mon père.
- Il est préférable, oui.
- Repassez me voir avant votre départ.
- Nous ne pourrons pas, Char...
- Alors je passerai, ça me permettra de saluer le docteur et sa femme. Me coupa-t-il.
- NON ! M'emportais-je, apeurée par la simple idée de nous imaginer, mon père et moi sous le même toit, étant nouvelle née et assoiffée de sang.


Edward se rapprocha de moi en me frottant discrètement le dos afin de m'apaiser.
Charlie fronça les sourcils avant de se dérider et de faire mine d'aller vouloir se préparer un sandwich. Je culpabilisais une fois de plus.

- Écoute, ce n'est pas que l'on ne veut pas, loin de là. Seulement nous risquons d'être beaucoup prit ces derniers temps, ainsi que la famille. Je t'appellerais une fois que nous aurons emménager et le plus souvent possible. De plus, nous avions pour projet de faire l'achat d'une maison à la fin de la semaine, mais les recherches peuvent prendre plus de temps que prévus et donc par conséquent nous pourrons peut être repasser te voir.

Une fois après avoir eu la courtoisie et la politesse de m'avoir écouté, il partit en direction de la cuisine simuler la préparation de son repas. Edward et moi restions silencieusement dans le hall d'entrée. J'interrogeai du regard le vampire à côté de moi.

- Il ne prend pas notre venu comme un « au revoir ». Répondit-il à ma réponse muette, et d'une vois basse.

Je grimaçai. Comment parvenir à expliquer à mon père que c'était bel et bien la dernière fois que nous nous voyons sans le lui dire clairement et hait et fort ?
Prenant la main de mon époux, je traversais le salon avant d'entrer dans la cuisine.

- Saura-tu prendre soin de toi d'ici la fin de la semaine ?
- Bella, j'ai su survivre durant plusieurs années sans toi. Souffla-t-il.


Le mot « survivre » me chagrinait. J'allais en quelque sorte laisser mon père dépérir en partant vivre égoïstement avec les Cullen. Mis à part ça, Charlie commençait lentement à se rendre compte de notre séparation très prochaine, mais tentais toujours autant de se cacher douloureusement la vérité.

- De toute façon ce n'est pas la dernière fois que nous nous voyons. Affirma-t-il. Vous aurez certainement l'occasion de repasser à Forks.
- Si il nous est possible de repasser, nous le ferons Charlie. Le rassura Edward, qui s'exprima pour la première fois depuis notre entrée chez mon père.


Mon paternel hocha vaguement la tête avant de me sourire et de se décontracter un tant soit peu.

- Tu as tellement grandi Bella. Tu n'es plus ma petite fille mais une adulte qui je pense sait ce qu'elle fait et est responsable. Je suis tellement fier de toi.

Malgré toute attente, c'est paroles me blessaient. S'il savait ce que je m'apprêtai à faire, me verrait-il toujours comme étant une adulte responsable ? Serait-il toujours aussi fier de moi ? M'accepterai-t-il comme il m'accepte maintenant ? En serait-il capable ?

Je le serrais fortement contre moi - consciente que c'était la dernière fois qu'il m'était donné de l'étreindre de cette façon. Je refoulais les larmes qui menaçaient de couleur. Pleurer n'aurait servi à rien à part trahir les efforts que nous avions fait jusque là.
Je le devais à Edward. Je le devais à Charlie. Je le devais à tout les Cullen. Je le devais à ma vie d'humaine. Je me le devais.
Je regrettais alors de ne jamais avoir eu plus de gestes tendres et attentionnels envers mon père.
Trop tôt à mon goût, il me relâcha et s'exclaffa d'un rire amer.

- Ce n'est pas un adieu, Bella. Rigola-t-il en passant son doigt sur ma joue.

Je fus surprise de constater qu'une larme m'avait échappée et à mon grand étonnement ne m'avait pas trahie.
Avait-il seulement une moindre idée de ce que ses paroles allaient bientôt représenter pour lui et moi ?

- Je t'aime papa.
- Moi aussi, Bella. N'hésite pas à appeler ou à passer me rendre visite surtout, si l'on ne se voit pas avant ton départ.
- Ne t'en fais pas.


Lui mentir de cette façon était tellement éprouvant. Je sentais que je l'allais craquer d'un moment à l'autre.
Je l'embrassai une dernière fois avant de sortir avec Edward.
La porte se referma cruellement derrière nous et me rapprocha d'avantage de ma nouvelle vie. Nous nous éloignons progressivement de chez charlie. Une fois la maison hors de vue, je m'agrippais fermement au bras de mon Apollon. Se dernier compris que je commençais à dangereusement flancher et par conséquent me soutint en passant son bras autour de ma taille.
Je redoutais le contre coup de la séparation.
La Volvo enfin à nos côté, mon époux ouvrit la portière passager et aida à m'installer à l'intérieur de l'habitacle. Les larmes avaient obstruées mes yeux et mon souffle était quasiment absent. Je m'efforçais de me calmer tandis qu'Edward prit place côté conducteur. Je l'entendis murmurer mon prénom.

- Oui ? Répondis-je, bien qu'abattue.
- Te sens-tu capable d'aller voir Angéla, ou préfères tu rentrer ?
- Chez Angéla. Parvins-je à chuchoter entre deux larmes.


Il démarra comme à son habitude en trombe et dévala la rue. Lorsque nous passions pour l'ultime fois devant la maison de mon chérif de père mes larmes redoublèrent leur intensité et je laissai cogner mon front contre la vitre. Edward respecta mon silence et se suffit d'effectuer le trajet jusqu'à chez Angéla sans un bruit. Je profitais du petit itinéraire afin de me remettre en tête que ce que je faisais en ce moment était une période difficile à passée mais obligatoire pour laisser l'accé au bonheur à venir. Cette seule pensée suffit à me redonner du courage pour affronte mon amie. Et Dieu sait que j'en avais besoin.
La petite maison sobre des parents d'Angéla grandissait au fur et à mesure que nous nous rapprochions d'elle. Edward ralentit avant de se garer convenablement sur le côté du trottoir.
Je fermai les yeux, et vidait entièrement mon esprit.
Comme pour chez mon père, je rentrai chez mon amie après avoir frapper au portillon. Ce fut Angéla même qui m'accueillit au pas de la porte.

- Bella ! Edward. Nous salua-t-elle avant de me prendre dans ses bras.
- Salut Angéla. La saluèrent-on à notre tour.
- Entrez donc !


Nous nous excutions.

- Comment va, vous deux ?
- Pas au plus haut de la forme. L'informais-je.
- Pourquoi donc ? S'inquiéta-t-elle.
- Angéla, nous venions t'informer que nous partions de Forks d'ici la fin de la semaine.
- Oh. Ponctuat-elle. Où partez-vous ?
- Nous ne savons pas encore. Lui intima Edward.
- Vous reviendrez à Forks n'est-ce pas ?
- Si cela nous est possible. Tonais-je.
- Pourquoi ne serrais-ce pas possible ? Ironisa-t-elle sans attendre de réponse ni sans réelement mesuré l'importance des ces paroles.


Je me mêlai faussement à son ironie.

- Je présume que vous êtes en plein dans les préparatifs du déménagement ?

J'acquiesçais. Nouveau mensonge. Mais comment lui dire « non, plutôt dans la préparation de mon décès, rien de plus. » ?

- De plus, toute la famille Cullen vient avec nous. Continuais-je.

Angéla se retourna vers Edward.

- Je vois. Dit-elle en hochant la tête et en lui souriant. Geste que mon Apollon lui rendit. La réaction d'Angéla ne se fit pas attendre, le feu lui monta aux joues et elle se hata de reporter son attention vers moi.

- C'est donc pour ça que vous êtes passer me voir en avance ? Affirma-t-elle.
- Oui, nous ne seront pas disponible durant les jours à venir, et devoir dire au revoir à tout le monde le jour du départ n'arrange personne.
- Je comprend. Vous voulez boire quelque chose ? Nous demanda-telle poliment.
- Le devoir nous appelle malheureusement.
- Ce sera pour une prochaine fois alors. Attesta-t-elle.
- Avec plaisir.


Angéla était une personne si compréhensive et tellement enthousiaste dans n'importe quel contexte qu'il m'était énormément difficile de lui mentir. Nous ne nous attardions donc pas plus chez elle et échangeâmes les dernière étreintes avant de nous quitter. Même Edward l'avait enserrait - pour une fois n'est pas coutume.
Une nouvelle porte se referma derrière nous, m'arrachant une nouvelle partie de moi qui restera à jamais à Forks.

J'étais enfin parvenu à affronter mes angoisses et dire au revoir aux 2 personnes à qui je tenais le plus ici.

J'avais - me semblait-il - accomplis et passé le plus éprouvant.

Je n'étais cependant pas encore aller voir Jacob. Mais ce ne serait pas aussi dur que ce que je venais de réaliser, étant donné qu'avec lui je n'avais pas à dissimuler mes sentiments et lui cacher toutes les vérités. J'avais quelque part assez hâte d'aller le voir et lui délivrer tout mes ressentis. J'avais besoin de lui. J'avais besoin de le sentir près de moi pour la dernière fois. J'avais besoin de son soutient. J'avais besoin d'entendre sa voie réconfortante. J'avais besoin de me glisser contre son torse trop chaud, pour pouvoir parvenir à avancer.

J'espérais également qu'il se montre compréhensif vis a vie du choix que j'avais fait et qui se réaliserai ce soir même.


[...]



PAS DE COMMZ EN ATTENTE == > BESOIN DE TEMPS.


BIENTOT LA SUITE EN LIGNE. IL NE ME RESTE PLUQU'A REVOIR QUELQUES PASSAGES.


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# Posté le mercredi 23 juillet 2008 07:09

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 16:10

CHAPITRE 29 « ANNONCE »

CHAPITRE 29 « ANNONCE »
La voiture s'éloigna cruellement de chez Angéla. Les doigts d'Edward enlacés aux miens, et ses yeux scrutateurs ne m'empêchaient cependant pas à penser aux deux personnes à qui je venais de faire implicitement mes adieux, et aux personnes à qui je devais répéter cette tâche.
Renée, Jessica, Mike, Ben et les loups garou.
Comment ces derniers réagiront-ils ? Un frisson me parcoura et me fit violement frémir. Comme à son habitude, Edward le prit pour lui et par conséquent dénoua ses doigts des miens.

- Je pensais à la réaction des quileutes, ce n'est pas toi. Expliquais-je, en reprenant possession de sa main.

Renée ne fera pas toute une histoire à l'annonce de mon déménagement. J'en était persuadée. Me savoir déjà loin d'elle et apprendre la même chose ne la dérangera pas.
Ben et Mike n'auront - eux - de toute façon pas leur mot à redire, et la distance que nous avons placé entre nous durant cette année depuis que j'ai rencontré Edward, arrangera très certainement les choses.
En revanche, Jessica risque de se montrer pénible. Ses questions habituelles risquent de fortement m'agacer.

Le clan de Jacob va sûrement tenter le tout pour le tout, et essayer de me faire raisonner. Billy - sans compter Jacob - risque d'être le plus éprouvant.

- Je te ramène à la maison, ou désires-tu aller voir le chiot maintenant ? S'enquit Edward d'un ton un peu trop sec.

Je ne tenais pas rigueur de son propos envers Jacob, et lui répondit posément.

- Maintenant, si cela ne te dérange pas.

L'apollon hocha le menton sans se détourner du pare-brise. De mon côté, je regardais par la fenêtre. Une frise verte défilait à toute vitesse. L'allure à laquelle nous roulions ne me permettait pas de distinguer chaque arbre.
Mon c½ur battait la chamade, au fur et à mesure que la limite entre le clan des vampires et celui des loups garou approchait.
La Volvo finit cependant par s'arrêter. Pour une fois n'est pas coutume, Edward ne bougea pas de son siège sans même me lancer un regard, et attendit patiemment que je descende.
Sa réaction m'interloqua.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? M'enquis-je, au près de mon homme.
- Te savoir avec le clébard ne me rassure pas du tout, et encore moins aujourd'hui, sachant que ce que tu t'apprêtes à lui dire ne va pas lui plaire.
- Arrêtes de te biler. Si cela se trouve, Jake va se montrer compréhensif.


Je n'en étais pourtant pas aussi sûr, moi-même.
Il pouffa. Je me renfrogna en croisant mes bras sur ma poitrine. Mon adonis cessa de glousser et m'attira à lui.

- Bella, Jacob Black est incapable de toute compréhension.
- Tu es aussi entêté que lui. Lui rappelais-je du tac au tac.
- Je ne parle pas d'entêtement, ici. Seulement je ne peux pas croire en une telle chose. Ton ami ne nous a jamais prouvé qu'il était doté d'esprit posé et réfléchi, et sans cet esprit, la compréhension est impossible.
- Alors, tu n'as pas confiance en moi. Concluais-je, acide.
- Bien sûr que si, petite sotte. C'est en lui que je n'ai pas confiance. Bella, ce que tu va lui dire ne le ravira pas. Bien au contraire cette nouvelles risque de considérablement le blesser. Certaines vérités ne sont pas bonnes à dire, surtout lorsqu'il s'agit de Jacob.
- Si je devais suivre ton résonnement, je n'aurais jamais l'occasion de lui parler. Tu te trompes sur son sujet, Edward.
- J'aurais en effet préféré que tu ne devienne pas amie avec lui. Et je ne pense vraiment pas me tromper.
- Je pense différemment.
- Sauves toi avant que je ne change d'avis et me cantonne dans le rôle du méchant à te séquestrer à la maison.
- Je sais que me requête t'es insupportable.
- Tu n'imagines pas à quel point.
- Je t'appelle dès que tu peux venir me chercher.
- Je ne conte pas rentrer. Croyais-tu vraiment que je te laisserai seule avec lui sans veiller au grain ? Me reprocha-t-il.
- Je l'ai cru, oui.
- Au premier faux pas, je suis prêt à lui arracher les pattes.
- Et moi je ne voudrais pas qu'une guerre éclate si tu venais à dépasser la limite et entrer sur leur territoire. Tu devrais rentrer et lui faire un peu confiance.
- C'est hors de question. Soit tu fais avec ma présence dans les parages soit tu rentres avec moi, ligoter au siège. Décréta-t-il d'un ton sans appel.
- Vous êtes tout les deux ridicules. Marmotais-je.
- Amoureux, suffit. Me corrigea-t-il de son ténor mielleux.


Je levai les yeux en souriant.

- J'y vais. Annonçais-je en sortant du véhicule rutilant.
- Bella. M'appela-t-il.


Je me pensai par la vitre en le questionnant du regard.

- Au moindre dérapage, le traité est rompu et cette limite n'existe plus. Me rappela-t-il, comme un adulte met en garde un enfant.
- Je sais.


Je tendit mes lèvres, dans l'attente et l'envi de recevoir les siennes. Chose qui ne tarda pas.
Je lui souriais une dernière fois avant de m'éloigner. Son regard me vrillait au fur et à mesure que je me rapprochait du territoire quileute.
La maison dans laquelle Jacob avait élu domicile depuis longtemps était désormais à porté de ma main.
Une boule se forma le long de ma gorge avant de brusquement tomber dans mon estomac. L'impression d'une pierre ayant remplacé ma salive me frappa.
La plaie que je m'étais efforçais de cicatriser depuis que Jacob avait été là quand Edward m'avait abandonné, menaçait de se rouvrir.
Jamais Jake m'avait fait faux bon, et voilà que je m'apprêtais à le faire moi-même. Égoïste. J'étais cruellement égoïste envers les gens à qui je tenais.

Ma main qui formait un point se stoppait dans son élan quand j'allais frapper à la porte. Mes doigts se déplièrent et caressèrent le bois roux contre lequel je voulais cogner auparavant.
Serais-je assez forte pour supporter cet entretient ?
Assez égoïste pour ne pas me laisser influencer par mon ancien meilleur ami ?
Assez courageuse pour enfin mettre un terme à toute cette souffrance ?
Assez cruelle pour le faire souffrir comme je ne l'avais jamais fait jusqu'ici ?
Assez aimante pour lui permettre de débuter une nouvelle vie sans moi ?
Assez optimiste pour croire qu'il acceptera la situation que j'allais lui exposer ?

Inhalant profondément, je refermai mes doigts contre ma paume et toqua à l'entrée.
Après un court laps de temps, l'homme quileute en fauteuil roulant m'accueillit sur le seuil. Ses expressions restaient fidèles à elles mêmes. Son visage était fermé comme redoutant les raisons de ma venue.

- Bonjour, Billy. Saluais-je poliment l'indien.
- Bonjour, Bella. Que me vaut ta visite ?


Je baissai la tête sujette à la panique, et me mordit le lèvre inférieur cherchant un moyen de m'exprimer convenablement, et avec les mots justes. Je me rendis vite compte que Jacob était absent.

- Billy, vous avez connaissance de mon souhait consistant à rejoindre les rangs des Cullen. Commençais-je, en jaugeant sa réaction.

Le patriarche ne daigne faire un geste. Je prit cela comme un acquiescement. Il attendait sans aucun doute que je m'explique d'avantage, et en vienne aux faits qui m'ont poussés à leur rendre visite.

- Nous sommes au courant des conséquences que cela impliquera. Nous avons très longuement réfléchis. Nous voulons réellement vivre ensemble. Je ne supportes plus la distance qu'il y a entre nos deux mondes...

Il m'interrompit d'un geste de la main.

- Bella, ta visite ne changera rien au traité.
- Ce n'est pas non plus la raison de ma visite. Je voulais seulement en placer deux mots à Jake. Je ne tiens pas à le perdre sans lui dire au revoir.
- Es-tu sûr d'avoir fait le bon choix ?
- Sans aucune hésitation. Edward est ma vie. Je ne peux pas vivre sans lui.
- Es-tu aussi aveugle que cela ?


J'agrandis les yeux sous l'effet de son interrogation. « Ressaisis toi, Bella. Ne te laisse pas impressionner. »

- Billy, je ne suis pas venu me faire juger. Je vous informais uniquement de notre décision commune. Il n'est ni question de traité, ni question de naïveté. L'amour que nous nous portons suffit.

L'homme mate s'exclama d'un rire amer. Je serrai les dents, sentant monter en moi une sorte de colère, que je ne me connaissais pas jusqu'à ce moment ci. Je ne me croyais pas capable d'éprouver de tels sentiments en compagnie de Billy. Mais ses propos me blessaient vraiment. Il était question ici de ma vie future, aux côtés de l'homme que j'avais choisit, non d'une fichu conversation ringarde.

- Je peux comprendre, que vous et les Cullen ayez de nombreux différents, mais ce ne sont pas mes affaires. Je sais faire la part des choses. Vous devriez en faire autant et cesser tout vos enfantillages. Vous les connaissez aussi bien que moi, même mieux. Vous savez très bien qu'ils sont capable de tenir une parole sans avoir à respecter de traité. Ne venait pas me dire que je suis aveugle après être rester sur votre position, Billy.

Mon discours avait également eu l'effet de le surprendre.

- Tu réagis comme si tu faisais d'hors et déjà partie de leur clan. Me fit-il remarquer, sur un ton remplit de reproches.
- Tu ne feras aucune différence si tu rejoins leur rangs. Tu n'apportera pas la paix, Isabella. Tu parviendras seulement à creuser un peu plus le fossé qui sépare nos deux tribus, et nous forcer à combattre.


Ces paroles me touchèrent. J'eus la soudaine impression de vaciller.
Billy ne cherchait qu'à me faire culpabiliser. Je ne devais pas prendre au pied de la lettre ses dits. Bien que ça soit vrai,... que je n'apporterais rien de bon dans leur relations tendus... je ne devais pas me tenir qu'à ça.
Nous irons en Alaska et les quileutes effaceraient sûrement l'ardoise en comprenant que ce n'était rien d'autre que mon propre choix et mon besoin. J'osai espérer que me savoir avec leurs ennemis les empêcherait de faire quoi que se soit qui pourrait très fortement compromettre mon existence futur.

Jacob les laisserait-il détruire l'univers auquel je voulais appartenir ? Ou se rangerait-il de mon côté ?
Je ne devais pas placer d'espoir dans ce premier. S'il ne se décidait pas à accepter ma situation, les espérances que j'aurais placer en lui me blesseraient plus qu'il ne leur auraient permis et auraient sans aucun doute des répercutions sur ma nouvelle famille.

Les larmes que je tentais de retenir depuis le début de notre conversation avait finit par brûler le coin de mes yeux, et ma mâchoire se faisait douloureuse à force de se contracter. Sans que je ne m'en rende compte avant, mes mains s'étaient formées en deux points et mes ongles finissaient par écorcher mes paumes.
Voir Jacob à ce même moment était sûrement une mauvaise idée. Je n'aurais très certainement pas la patience et la force de répéter ce discours avec lui. Cette discussion ne serait bonne, ni pour lui, ni pour moi. Je décidai donc de terminer toute discussion sur le champ et rebrousser chemin jusqu'à la limite des deux clans.

- Ne tenez pas au courant Jacob de ma visite. Lançais-je à l'indien avant de sortir de la maison - dans laquelle j'avais aimé passer du temps auparavant.
- Ne compte pas sur moi pour cela. Me rétorqua-t-il juste avant que je ne ferme la porte derrière moi.


D'un pas ferme et décidé, je m'éloigner de chez Billy, sans jamais me retourner. L'entretien que je venais d'avoir eu avec le père de Jacob me conforta dans ma décision de devenir vampire. Je n'avais désormais vraiment plus rien à perdre.
Je n'avais pas certes toucher deux mots à Jacob, mais cela était peut être mieux ainsi.

Les éclats argents de la Volvo rutilante m'apparurent alors que je n'était encore qu'à la lisière du bois. Je doublai mon allure et agrandit mes foulées, désireuse de me pelotonner contre le torse de l'homme de ma vie. Je pus remarquer ce dernier appuyer contre le pare-chocs, un air d'incompréhension sur le visage.
J'accélérai encore un peu plus la cadence, et me retrouvait très vite à son niveau. Ne pouvant plus retenir mes larmes, je craquait à quelques pas de lui. En une fraction de seconde plus tard je me trouvais bercer dans ses bras, ses lèvres contre mes cheveux.

- Jacob t'a fait du mal ? S'inquiéta de suite Edward.
- N-Non. Bégayais-je entre deux sanglots.
- Je ne comprend pas. Je n'ai pas réussi à capter les pensées de Jacob durant votre entretient.
- Je ne l'ai pas vu. Le renseignais-je d'une voix morne.
- Voila, ce qui explique pourquoi je ne suis pas parvenu à suivre votre discussion.
- J'ai parlé avec Billy. J'aurais de loin préféré tomber sur Jake. Je savais que son père ne se serait pas rangé de notre côté mais il a particulièrement était cru sur ce coup là.
- Je m'en veux tellement, Bella. C'est moi qui te pousse à rejoindre nos rangs et c'est toi qui récolte la monnaies de notre pièce.
- Je te répète que c'est moi qui est voulu tout ça. Ce n'est pas quelques paroles qui vont me faire regretter ma décision.
- Cela dépend des paroles prononcées. Certains dires marquent et convainques plus facilement que d'autres.
- Cela dépend également de la personne qui les a dites. Venant de Billy Black, elles n'ont pas grand intérêt. Ce n'est pas étonnant venant d'un membre du clan adverse. Je ne pourrais jamais me positionner de son côté et comprendre ses mises en garde.


Edward resserrai un peu plus son étreinte autour de moi, et m'embrassa sur le front avant de placer ses lèvres le long de mon cou.

- Rentrons. Chuchota-t-il contre ma gorge.

Son haleine fraîche contre ma peau me procura l'un de mes derniers frissons.


[...]



100 COMMZ = = > LA SUITE


LA SUITE EST PRETE ... UN MOMENT TANT ATTENDU PAR TOUS ... ET PARTICULIEREMENT LONG ...


Voila un nouveau chapitre, qui se trouve être l'un des plus longs. J'espère m'avoir fait pardonné ce retard avec cette suite.

Vos impressions ?


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# Posté le lundi 11 août 2008 14:38

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 16:11